Diagnostic biologique d’une carence en fer

Diagnostic biologique d’une carence en fer

Source : HAS : rapport d’évaluation février 2011 (www.has.fr)

La recherche d’une carence martiale est une étape essentielle dans l’exploration étiologique des anémies non macrocytaires, identifiées sur un hémogramme.

Les marqueurs du métabolisme du fer en faveur d’une anémie par carence en fer sont la diminution de la ferritine sérique (réserves) et du fer sérique, l’augmentation de la transferrine, la diminution importante du coefficient de saturation de la transferrine et l’augmentation des récepteurs solubles de la transferrine (reflet de l’avidité cellulaire).

– Pour rechercher une carence en fer, le marqueur à doser en première intention est la ferritine sérique (en dehors de la grossesse et de l’enfant de moins de 6 mois).

Une ferritine sérique abaissée affirme le diagnostic d’une carence en fer ; le recours à d’autres marqueurs du métabolisme du fer n’est alors pas nécessaire.

En situation d’inflammation (cancer, maladie inflammatoire chronique…), d’insuffisance rénale chronique ou quand le résultat de la ferritine n’est pas contributif (valeur normale ou élevée alors que la suspicion de carence en fer est forte), le fer sérique associé à la transferrine (permettant le calcul du coefficient de saturation de la transferrine ou CS) peut aider au diagnostic. Le CS exprime le rapport entre le fer sérique et la capacité totale de fixation de la transferrine (Fer en μmoles / L / [Transferrine en g / L x 25]), c’est à dire la quantité de fer disponible (en premier lieu) pour l’érythropoïèse.

– Il n’y a pas d’indication à doser le fer seul et la combinaison fer sérique + ferritine sans la transferrine pour le dosage d’une carence martiale.

– Le dosage des récepteurs solubles de la transferrine n’est pas recommandé en pratique courante pour rechercher une carence en fer (il est indiqué dans de rares situations en hématologie spécialisée).

– Conditions de prélèvement

Les marqueurs du métabolisme du fer doivent être dosés à distance d’une inflammation aiguë et le matin pour s’affranchir des variations nycthémérales. S’ils sont dosés, le fer sérique et la transferrine doivent l’être chez un patient à jeun. En cas de dosages répétés, il est préférable de les réaliser dans le même laboratoire.